“Comme une soeur”, court-métrage oublié

Qui n’a pas rêvé de se promener, se mêler à une foule dans une toute petite rue très étroite où se tiennent des personnes comme vous et moi, qui posent devant des petits stands, vendant des objets dépoussiérés des greniers. Qui n’a pas rêvé de jeter des coups d’œils par-ci par-là, de droite à gauche… et découvrir LA perle rare. Un objet unique, un objet jamais révélé, un objet secret.

Illustration “Comme une soeur”, court-métrage oublié

Crédit photo - Fragment de souvenirs

Il n’y a que par cette manière que je pourrais présenter, éventuellement, un jour à quelqu’un, un court-métrage dont je n’ai jamais eu le courage de publier: “Comme une soeur”.

Originellement écrit et réalisé pour mon concours d’entrée à l’école CinéFabrique de Lyon, ce court-métrage en plan séquence faisait une durée de trois minutes.

Après avoir réalisé “Dans la mémoire” un an auparavant, “Comme une soeur” était d’un tout autre challenge. Après avoir cherché de raconter une histoire par l’image, j’ai cette fois pris le risque de raconter une toute autre par les mots. Juste les mots, juste la narration du personnage principal. Malgré cette différence notable, tous deux avaient un point commun: évoquer la nostalgie.

“Comme une soeur”, c’était l’histoire d’un jeune homme qui se remémorait des souvenirs restés de sa cousine dont il n’a plus eu de nouvelles depuis deux ans.

Le thème “ma cousine” imposé par l’école m’a vraiment inspiré et m’avait permis d’écrire une histoire (à la fois tragique qu’autant nostalgique) inspirée de mes propres souvenirs. C’était pour moi l’occasion de rendre hommage à une cousine qui me manque, depuis longtemps.

Ce soir encore, je repense à cette histoire. Je repense au court-métrage, qui a vu la nuit et qui ne verra jamais le jour. Et je regrette, de ne pas pouvoir vous le partager. De ne pas trouver la force de la dévoiler.

C’est sans doute celle que j’ai pu écrire dont je suis le plus fier, cependant, c’est le court-métrage dont je suis le plus insatisfait (problème technique, pas encore assez de maîtrise de mon matériel, plan séquence trop ambitieux).

Je n’ai jamais eu l’occasion de dire merci, au travers de ce blog. Les conditions du concours m’interdisaient d’en parler pour conserver mon anonymat. Cependant, deux ans se sont passés.

Je tiens à remercier avant les deux acteurs/actrices M.G. et C.P. qui ont acceptés de jouer les deux personnages du court-métrage. Les rôles étaient délicats. Ils ont pourtant surpassés mon imagination. Hommage à eux qui se reconnaîtrons.

Je ne les auraient pas vu, ni entenduent, derrière ma caméra, sans A.B. au son et T.G. à l’éclairage. Hommage également à eux.

Je n’aurais pas eu le courage d’aller jusqu’au bout au moment de la post-production si l’équipe de Berry’s Pictures et des membres de ma famille proche n’avaient pas été là. Ils méritent mes derniers hommages.

Le court-métrage est là. Dans son ultime copie. Sous mes yeux.

Pour une dernière fois, pour dire adieux ?