“Je sais que ce n’est pas un rêve monsieur Dragonneau, car je ne peux pas imaginer tout ça”

Article dédié au film moldu les “Animaux Fantastiques” sans aucune objectivité par un sorcier récemment diplômé par l’école de sorcellerie Beauxbâtons.

Illustration “Je sais que ce n’est pas un rêve monsieur Dragonneau, car je ne peux pas imaginer tout ça”

Depuis la fin de l’aventure du jeune sorcier Harry Potter, le Monde Magique de J.K Rowling ne s’est jamais véritablement retrouvé sous le silence. Cinq ans nous séparent de la sortie au cinéma d’Harry Potter et Les Reliques De La Mort — Partie 2. Là où tout devait prendre fin. Avec Pottermore, “la queen”avait sût apporter une petite consolation digne des bonbons de la Sorcière du Chariot en permettant ainsi à préserver la petite forme de magie qui était en ceux qui croyaient en son monde. En ceux qui croyaient comme moi.

Ce site a donné beaucoup d’espoirs à tous les orphelins de cet univers, qui comme moi acceptaient peu à peu de perdre en quelque sorte ce qu’était un repère. Il nous aidait aussi à faire un deuil. Le deuil de 11 années.

Nous n’étions pas seul à ne pas avoir assez de force pour faire le deuil. J.K Rowling elle-même (et optionnellement Warner Bro$) ne parvenait pas à lâcher sa plume, malgré qu’elle ai publiée des romans policiers. Voilà qu’une annonce importante fut émise.

Les Animaux Fantastiques a été annoncé en 2013 par Warner Bros, David Heyman et J.K Rowling. Un projet flou et fou, celui de produire une nouvelle trilogie (qui n’en sera finalement pas une) partant du manuel du magizoologiste Newt Scamander. Elle ne devait ni être une adaptation, ni être considéré comme un pré-quel ou un spin-off.

 

 

Puis voilà. Nous y sommes déjà. Le temps nous a encore joué certains tours, sous sa petite cape d’invisibilité. Après la déception scénaristique de la pièce de théâtre “Harry Potter et l’enfant Maudis” malgré qu’elle soit en terme de spectacle extraordinaire (d’après des retours de mon entourage), voilà que les avant-premières du film se sont enchaînés dans le monde… 3 ans après.

Je n’ai que tardivement réalisé que la magie qui entourait chaque sortie de livre et chaque sortie de film allait de nouveau opérer…

La semaine dernière seulement, j’ai commencé à réaliser. A réaliser ces derniers jours d’attentes, cette fameuse nuit du 15 novembre 2016 où j’ai visionné pour la première fois le film. Peu à peu depuis ce jour, je réalise un tas de choses. Avec nostalgie voir mélancolie…

Je me souviens du jour où j’entrais dans le supermarché. À l’entrée se tenait d’immenses comptoirs avec les K7 d’Harry Potter à L’école des Sorciers. J’ignorais qu’en passant dans ce magasin (où tout est fait pour nous obliger à consommer) mon enfance allait être autant influencée par une personne. Certains étaient déjà dans le Poudlard Express dès 1997 lorsque le premier tome était sorti. J’étais à peine né et en 2001 imaginez je ne savais même pas lire.

Être envouté par la saga Harry Potter et tout l’univers des sorciers n’est pas compris par tout le monde. Ce n’est peut-être pas compris par vous, lecteur.

Harry Potter est l’univers où je m’identifie encore le plus. Peut-être naïvement. Peut-être. C’est en tout cas l’Histoire qui m’empêchait de pleurer certains jours. C’est l’histoire qui m’a permis de rencontrer mes premiers amis. L’histoire qui m’a accompagné vers ma passion pour le cinéma. L’histoire qui ce soir encore, m’empêche de pleurer. Lorsque je suis entré dans la salle, mon coeur s’est rapidement emballé. J’ai perdu mes moyens, par la joie, la peur et un peu par une tristesse qui me venait d’un tas de choses.

 

 

Quand le logo “Warner Bros” est apparut suivit du logo “Les Animaux Fantastiques” et les quelques notes d’Hedwige Theme (une sorte de tradition des films du Canon), mon esprit s’est mis à effacer les 5 dernières années de mon existence.

En 2011, j’ai passé près de 6 mois à accepter que c’était terminé. Pottermore (que je citais au tout début) m’a accompagné vers l’âge adulte et m’a permis en douceur de réaliser que je pouvais encore un peu compter sur un immense univers qui m’a permis d’être heureux avec ma famille et de résister à un mal-être que j’avais toujours caché et que je cache encore. Je n’ai pas fait le choix de lâcher Harry Potter. C’est pour moi une matérialisation de mon enfance. Une accroche à des années que je regrette parfois. À des souvenirs. Quand j’ai envie de pleurer, j’ouvre le récit du prince. Quand une nouvelle étape arrive, je lis la répartition des maisons. Quand je commence à être blasé… Je regarde The Social Networks et Her et le sourire revient quand les livres sont intégralement relus.

En quelque minutes, je suis redevenu celui que j’avais laissé en plan au cinéma lorsque le jeune Albus Potter prenait le train vers Poudlard. J’ai beaucoup grandi depuis HP7.2 et je suis devenu adulte. Mon enfance est revenue et au début du film je me sentais comme moi, comme celui que j’étais il y a 5 ans. Un pauvre type. Quand le film a commencé, je tremblais car je retrouvais comme des amis. C’est purement dans ma tête. J’ai réalisé pour de vrai, au delà des mots, à quel point je serais mort sans HP. Mon moi d’aujourd’hui étais mort pendant 2h15, le temps de la séance. Si le film avait été mauvais, je pense que les choses ne seraient pas si différentes.

Quand le bateau est arrivé au port de New York, je me suis retrouvé, adulte cette fois, au travers de Newt Scamander. Dans un univers si sympathique de New York années 20 à la musique Jazz tellement plaisante et d’une gentillesse des deux sœurs à craquer.

Mes yeux brillaient lorsque Newt nous faisait découvrir le coeur de la mallette, dans un environnement si riche et inimaginables. Je découvrais de nouvelles choses. Je m’oubliais. Comme jamais.

Pour la première fois, c’est J.K Rowling elle-même qui nous conte l’une de ses histoires au cinéma. Dans les Animaux Fantastiques, elle nous amène en effet via son tout premier script vers un nouvel univers, un autre aspect du monde magique: celui des sorciers américains dans un New York plongé dans une atmosphère délicate pour eux.

Dès le début, le ton est donné. Le film veut se démarquer et il le fait. Différent des Harry Potter, il est pourtant lui aussi d’un charme fou. Voir même Majestueux. Le personnage principal est Newt Scamander (Norberd Dragonneau en Français), joué par le magistral Eddie Redmayne. C’est un sorcier qui aura marqué à plusieurs reprises l’école anglaise de Poudlard. On le connaissait un petit peu pour son manuel, mais pas pour son immense gentillesse, sa personnalité et son extravagance. Il est extrêmement adorable et véritablement, je rejoins Queenie: “c’est de quelqu’un qui offre” dont il a besoin et dont il mérite. Dans ce film introductif d’une nouvelle saga en 5 parties, différentes intrigues se mêlent et s’entremêlent tout autour de lui. Le film est scénaristiquement aussi riche et passionnant que l’étaient les livres d’Harry Potter. De très nombreuses théories peuvent déjà être lues, rejoignez ce groupe Facebook si vous souhaitez en discuter et les découvrir.

La bande originale signée par James Newton Howard est sublime. Il prend avec brio la relève des précédents compositeurs pour l’univers. Sa musique est la touche finale qui participe incontestablement à la transformation de ce qu’est finalement un blockbuster en un film unique. La photographie, l’image est resplendissante. Les animaux sont très attachants, une mallette remplis de choses… je viens de sortir d’un deuxième visionnage au moment où j’écris cette partie de cet article. J’ai encore envie de passer des heures à tout vous raconter dans les moindres détails.

A peine toute l’aventure vécue, venait le générique. Je suis resté pendant de très longues minutes comme si j’avais été stupéfixé… Je ne tenais à faire qu’une unique chose: remercier dans ma tête chaque personne qui ont participé de l’écriture jusqu’au café à la production du film. J’accompagnais tous les noms un à un mentalement (JK, merci et si je pouvais vous voir en vrai, je prendrais plaisir autour d’un thé à vous remercier pour tout ce que vous avez apporté dans ma vie... David Yates, le plan d’introduction du ministère m’a scotché…).

Ce film ne m’a pas seulement diversifié. Il m’a permis de me retrouver avec moi-même, je ne saurais comment dire. J’étais un véritable enfant qui avait retrouvé un troisième parent. Un enfant qui ne refusait pas pour une fois son passé. Mais qui l’acceptait. Pour un unique jour. J’acceptais de sourire le temps d’une journée. Je me sentais tellement bien auprès de Newt que je comprend tellement. Tellement bien auprès de Queenie et Tina qui sont si adorables et d’un amour qui me manque depuis toujours.

Le lendemain de la projection, je ne réalisais pas ce que j’avais de nouveau vécu. Je ne réalisait pas que j’avais retrouvé ce truc impossible de décrire qui ne se présente uniquement qu’en introduction d’une œuvre de JK Rowling.

Ce n’est qu’à 20h, vendredi, que j’ai véritablement réalisé que nous ne croiseront plus Harry Potter, plus jamais comme avant. Que c’est son univers qui reprend la relève. Je ne suis pas triste, j’ai fais le deuil. Luna va très bien. Snape vie en paix dans un autre monde. Je suis ému du fait que j’avais besoin de ça. Besoin de revivre ça. Comme j’ai envie de permettre de vivre ça à d’autres dans le futur, via mon cinéma. Je suis ému de voir que jamais je ne serais heureux en dehors de tout l’univers de JK Rowling.

Ce morceau m’a permis de réaliser tout ce que je vous raconte dans cet article. Ce morceau est l’un des plus beaux de la discographie de James Newton Howard. Lorsque je l’ai lancé, je ne cache pas que mon cœur qui contenait trop s’est lâché.

Cet article me fait du bien. Car il me permet de croire que dans ce monde quelqu’un me lira en ressentant les mêmes choses que moi et me comprendra tout cela. La communauté revie en tout cas. Au cinéma, à la Fnac… Voir autant de monde le sourire, partageant les mêmes émotions, cherchant les moindres indices, se comprenant tous, revivant… c’est tellement beau de revoir tout ça. Ça rend heureux.

Si seulement je pouvais aussi être heureux en dehors de cet univers et de cette communauté…

 

Pour clôturer cet article, voilà quelques liens que je tiens à vous conseiller:

Des articles passionnants (en anglais et en français) écrits par J.K Rowling qui permettent d’en savoir plus sur le MASUCA (le ministère américain), Ilvermorny (école américaine) et bien plus encore: https://www.pottermore.com/fantastic-beasts

Une critique intéressante du rédacteur en chef de Potterveille: http://www.potterveille.com/2016/11/16/les-animaux-fantastiques-notre-critique-spoilers/

Un article de La Gazette du Sorcier qui se demande si le film est réservé exclusivement aux fans: http://www.gazette-du-sorcier.com/Les-Animaux-Fantastiques-une-saga-destinee-exclusivement-aux-fans-de-Harry

Un live de Nini 9 3/4 très intéressant qui en dit un peu plus sur les réussites et défauts du film (je suis d’accord avec nombreux points): https://www.youtube.com/watch?v=IYEEMX5xlSQ

Un vlog de Durendal qui permet de nuancer avec plus d’objectivités: https://www.youtube.com/watch?v=z8u98gCKZAs

Une critique du Fossoyeur du Film qui est un véritable sorcier des mots, il a sut dire ce que je voulais avec poésie et avec émotions: https://www.youtube.com/watch?v=RhettlwggQQ

Un débat intéressant de l’émission Le Cercle: http://www.canalplus.fr/cinema/emissions-cinema-sur-canal/pid6306-le-cercle.html

Une vidéo très très amusante d’Eddie Redmayne invité de Jimmy Fallon: https://www.youtube.com/watch?v=faXUbSSHeyY

Un Behind the Scene produit pour une convention: https://www.youtube.com/watch?v=3Upc1tbx9zU

Une dernière vidéo passionnante de BBC Radio 1: https://www.youtube.com/watch?v=CQZqDRrUQpw