Après visionnage à chaud — de “Tallulah” avec Ellen Page en rôle principal (Netflix).

Après la scène de cul obligatoire pour Netflix, le film débute. Je l’ai regardé en deux fois, une heure hier soir et une heure ce matin. Il est très long: la musique est presque absente et il n’y a presque aucune action. Pour un film dramatique/émotion, 2h c’est peu commun.

Illustration Après visionnage à chaud — de “Tallulah” avec Ellen Page en rôle principal (Netflix).

Crédit photo - Tallulah, un film réalisé par Sian Heder — Avec Ellen Page dans le rôle principal

Paradoxe: je trouve que le début manque de profondeur. J’ai eu du mal à ressentir des émotions à travers le personnage principal, Tallulah jouée par Ellen Page. La rupture entre Tallulah et Nico est très soudaine et peu expliquée, puis “l’enlèvement” du bébé se fait peut-être trop rapidement. On sent que le personnage est altruiste et veux faire de son mieux malgré un côté sauvage. Mais ça manque d’une pointe de profondeur pour que l’on soit vraiment marqué par le personnage. D’un autre côté, l’histoire est construite autour de personnages stéréotypés et peu nuancés. Le tout m’a un peu ennuyé et j’ai hésité à m’arrêter jusqu’au moment où justement, les nuances sont arrivées.

Je ne savais pas trop où allait le film, puis peu à peu le scénario a tenté d’apporter la profondeur qui faisait défaut jusqu’alors. Les personnages sont alors devenus très intéressants et tous arrivent à se compléter et à apporter comme une sorte de longue pensée philosophique au récit. C’est cette pensée là qui m’a d’ailleurs le plus donné d’intérêt à l’histoire.

Défaut du film: l’impact émotionnel peut-être pas assez fort. Cela n’est certainement pas aidé par le montage, le traitement des images voir même la réalisation entière. J’ai vu ce film comme une adaptation d’un livre (je crois que c’est le cas). Avec un gros budget, un équipement de Netflix et une équipe triée. J’ai pas senti quelque chose que l’on ressent face à un film prévue pour le cinéma. Et malheureusement, je n’arrive toujours pas à expliquer ce qu’est ce “quelque chose”.

Je commence à me lasser “de la patte Netflix”. Toujours mêmes caméras, toujours mêmes angles… Enfin je m’éloigne du sujet.

J’ai beaucoup plus apprécié la deuxième partie. Le film devait-être plus facile à suivre par la proximité avec les personnages qui se sont précédemment dessinés.

Le film ne nous demande pas d’accepter un jugement à l’histoire mais au contraire, donne de la pitié pour tout les personnages en mettant en avant les pensés de chaque. On comprends plus ou moins bien la raison du départ de Nico, on accepte la détresse de la mère et celle de l’auteure qui avait hébergée Tallulah, on comprend surtout cette dernière et on veut la soutenir. Mais, tout est fait pour nous laisser décider du jugement. Ou peut-être pas du tout au final ? Peut-être que justement, il ne nous demande pas de juger.

La dernière scène faisant écho à un dialogue est sympa. Pas forcément mémorable, mais bienvenue.

Conclusion: bonne adaptation d’un livre, sympa à regarder. Des trucs sont à retenir par rapport à l’histoire. Mais, ça manque de quelque chose.

Une jeune femme sans racines arrache un tout petit de sa mère riche et négligente et fait passer le bébé pour le sien, par volonté de le protéger. Cette décision connecte et transforme la vie de trois femmes très différentes

Tallulah, disponible pour les abonnés de Netflix depuis le 29 Juillet 2016.

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