Dessinons, composons ! Nous n’avons aucun soutien de toute façon.

Par les récents évènements, voici ce que je souhaite ajouter à tout ce qui a été dit au sujet de la liberté d’expression, des valeurs de la république, de la forte présence du Jihadisme… Sans vouloir entrer dans la politique — je déteste ça. Voici quelque chose que j’ai toujours dit, du moins de ce que je pense depuis plus d’un an et demi.

Il m’est arrivé un jour de démarcher le journal de la ville pour présenter un projet. Ce projet portait à mettre en valeur les créations de mes amis, mais aussi des artistes de la régions. Des jeunes cinéastes cachés derrière leur écran et Youtube, des musiciens qui ne remplissent qu’une infime partie des barres de la ville… des dessinateurs aussi. Un projet de différents sites, formant un tout. Derrière, je visais loin, peut-être trop loin puisque tout est tombé à l’eau. Ce projet n’avait aucun soutien. Même pas du journal qui jamais n’a publié mon article. Tout le monde s’en fou des créations du monde, tant qu’il n’y a pas d’insulte dans les phrases, tant qu’il n’y a pas de musique de star de télé réalité. Les artistes que je visais de faire découvrir provenaient des garages, guitare à la main et batterie puissante dépassant de peu la porte. Des dessins de la rue comme du fusain. Des belles choses, qui manquent terriblement d’être parlé autour de moi, compensant le journal inexistant du lycée. Voilà ce qui manque, autour de moi: la mise en valeur des créations, des choses qui rendent la vie si belle. Je ne dis pas que les gens ne s’intéressent à rien, non. Ils s’intéressent à beaucoup de chose, sauf ce qui n’est pas à leur porté. Ce qui est à leur porté est ce qui est réfléchi pour remporter du fric à des majors compagnies par exemple.

Malgré cela, Jack Lang a fait beaucoup de choses. Il y a le Printemps de Bourges où nous lui devons beaucoup avec le père fondateur du festival musical. Les Inouïs sont entrés en tournée dans la France entière, faisant découvrir des artistes insolites, dans le domaine de la musique bien sûr. Mais sans cette initiative qui donne du courage, combien existeraient encore ? Skip The Use n’existeraient même pas. Et la fête de la musique aussi est un beau projet ! Sans oublier l’école d’art dans la ville, l’école de musique… Beaucoup en ressorte — dont moi — mais combien ont encore l’esprit qui survive à la sortie ? Très peu. Nous avons tous au fond de nous de très belles choses, de bases seines. Mais ce qu’il manque vraiment est l’accès et le partage des choses positives. Au lycée par exemple, tout le monde ne pense qu’à soit. Alors qu’avec des ateliers organisés, la parole laissée, les choses seraient plus immenses entre nous. C’est vrai pour le lycée, mais c’est aussi vrai pour tout le monde, pour la vie active aussi.

Il manque une identité dans notre pays, une identité culturelle qui complèterait celle de nos belles villes et monuments. Une identité culturelle aussi forte que celle de l’Angleterre. Que les entreprises et l’État nous laissent parler, qu’ils favorisent les créations originales, les créations dont l’objectif n’est que de faire vivre les artistes et non de mettre en place des fortunes. Si une identité naît dans la littérature, la musique, le dessin, le cinéma, combien prendrait plaisir à s’épanouir dans notre si beau pays ? Combien ne passeraient-ils pas derrière les barrières de la violence ?

Le lien avec les évènements est là. Tout change. Nous perdons notre identité. Celle des autres viennent vers nous, celles magnifiques (Angleterre) et celles très sombres (vous aurez donc compris). Si qui nous sommes vraiment était mis en valeur, combien de gens sauverons-nous de la détresse, de la tristesse ? Combien pourrions-nous aider à aller au droit chemin ? Combien aiderions-nous à être heureux sans à aller chercher dans des pays où l’identité n’existe plus ?