Ma préoccupation, c'est le temps

Ma plus grande préoccupation n'est pas mon avenir. Mais c'est le temps. Justement, quel est ce temps que je vais prendre pour écrire cet article ? Combien de cette chose si précieuse pour moi vais-je puiser ?

Illustration Ma préoccupation, c'est le temps

Crédit photo - Photo by Pascale Amez on Unsplash

L'avenir, ce n'est pas quelque chose que l'on ne maîtrise véritablement. Ce sont certes les petites choses du quotidien mêlé à certains choix que nous maîtrisons qui peuvent nous amener à un avenir que nous imaginons tant. Mais tout peu si vite bousculer et d'un claquement de doigts, tout peu prendre d'autres directives.

Le temps est si difficile à maîtriser, en réalité. Nous vivons au jour le jour: en se posant ou non des questions, en cherchant à maitriser son avenir, en cherchant a s'en sortir, en essayant de répondre à des questions, jouer avec les sciences, jouer avec les mots, jouer avec l'image, sourire ou pleurer. Mais finalement, même si nous sommes capable de spatialiser le temps en secondes, minutes et heures, nous ne savons pas ce qu'il nous reste dans la jauge du temps accordé pour notre vie.

Finalement, l'avenir et le temps, ils ont tant en commun. Certains arrivent à maîtriser leur avenir, certains arrivent a maitriser le temps.

Se coucher tôt, ce lever tôt, commencer la journée à 10h et ne plus prendre de décision dès 17h, vous voilà à gérer Amazon.

Le temps me fait peur dans tout ça. Plus que mon avenir, plus que toute autre chose. Non pas que j'ai peur de la mort, mais j'ai bien peur de deux choses relatives au temps.

- Le temps qu'il me reste

- Le principe "il faut laisser le temps agir"

Le temps qu'il me reste

Le temps qui me reste m'effraie car m'empêche de me dire "demain, je ne suis plus là, il faut que je prenne ma journée pour tout écrire sur une feuille et passer tout mon savoir avant de partir". Et si je savais que demain était la fin, sans doute essayerais-je de me construire un avenir pour ce seul jour unique sans réfléchir à faire grande carrière dans les finances sur mes 40 prochaines années afin de subvenir aux besoins de ma futur petite famille. 

Il ne faut sans doute pas penser à ça, parce qu'il est de l'ordre incontrôlable. Je peux faire des petites choses au quotidien pour repousser la date fatidique, mais s'il y a bien une chose incontrôlable, c'est qu'un jour le temps va s'arrêter pour moi.

"Il faut laisser le temps agir"

Je voulais surtout écrire cette pensée pour le principe "il faut laisser le temps agir". Lorsque je vivais un chagrin, je me disais "il faut laisser le temps agir", pour me rassurer et me dire qu'un jour, je ne m'en souviendrai plus. Qu'un jour, le temps aura apaisé ce chagrin et qu'il l'aura remplacé par quelque chose d'autre.

Le temps est rassurant pour cet angle là. Quand il me permet de me projeter dans le futur, sans pour autant chercher une date clé.

Puis les années passent. Et c'est là que le temps m'effraie. Un jour, un mois, trois ans. Et lorsque le temps n'a toujours pas agis, je regarde ma montre, mon calendrier. Et je me dis, où est la fin de tout cela ?

En générale, un chagrin me laisse des traces. Mais il ne dure pas longtemps. Mais quand il s'agit de lancer un projet ou une initiative, c'est là où la panique peut m'envahir.

Dans chacun de mes projets, le temps me manque. Non pas que les projets n'avancent pas, mais qu'ils necessitent du temps. Un temps cependant nécessaire pour faire murir le projet, prendre du recul dessus, réfléchir, concevoir et revenir dessus avant de faire le pas et partager le projet aux autres. L'écriture de cet article aura nécessité ce temps, entre l'écriture des premiers mots qui le compose et cette phrase même.

Mais si on lie les deux temps ? Jamais le monde ne prendra part aux projets. Jamais je ne saurais alors si un jour je réaliserais mon premier film. Si un jour ma plateforme aura été utile...