Pensées multiples d’automne.

La dernière fois quand je sentais le besoin d’écrire sur le blog un tel article remonte… au 9 janvier 2016. Je parlais entre autres (et pour la première fois) de mon court-métrage “Dans La Mémoire” qui explore des questions et des thèmes qui me préoccupent encore même aujourd’hui. On me reprochait, notamment sur Twitter, d’évoquer à chaque fois les mêmes thèmes sur mon blog. A croire qu’il est difficile de penser à autre chose. Quoi que, aujourd’hui j’ai besoin de vous partager quelques pensées d’automne, quelques peu différentes !

Illustration Pensées multiples d’automne.

Crédit photo - Ricardo Gomez Angel

Cet article fait suite à des évènements récents qui ont un peu torturé mon esprit — c’est idéal pour avoir des idées de scénario. Ces évènements peuvent-être vécues personnellement comme ayant pu toucher certaines personnes de mon entourage. C’est pourquoi chaque situation est racontée de manière impersonnelle.

Pensée 1: un peu dispersée.

Chaque été est plus exceptionnel que le précédent. Cette année, j’ai eu le plaisir et la chance d’explorer les terres Anglaises et Écossaises. Un rêve de tout petit, passionné par la culture d’Harry Potter et de Doctor Who que je suis. Ce voyage m’a permis de faire de belles rencontres amicales comme professionnelles. Longtemps je lisais des articles sur cette plateforme qui incitait chaque lecteur de voyager, de faire un break et de quitter son environnement pour respirer dans d’autres cultures et territoires. Les bienfaits de voyager sont tellement nombreux, au point de ne pas regretter de m’être mis à sec économiquement pour vivre cette chose. C’était si fort, si beau.

Ce voyage était l’occasion pour moi de sortir mon nouveau Panasonic GH4, qui avait été dans de très bonnes mains avant que je le reprenne, certainement pour le reste de sa vie. C’était l’occasion de capturer les précieux moments vécus, avec un groupe que je n’oublierais jamais. C’était l’occasion pour moi de réaliser mes premières vidéos de voyages par des images et des sons imprévisibles, vivants, uniques et laissant toujours des surprises. Mille cinq-cent vidéos, une dizaine de photos, des heures de visionnage. Des pleures, aussi. Un petit film d’une quarantaine de minutes, après un mois de travail: de développement, de traitement, d’étalonnage… Ce voyage m’a permis de décompresser, de penser à autre chose, de me ressourcer pour de nouvelles écritures et pour repartir de zéro.

Je n’aurais jamais crû que le “voyage” allait justement durer plus longtemps que les dix jours uniques. Il continue aujourd’hui-même, par de nouvelles aventures et des nouvelles collaborations. Après un stage et des jours supplémentaires dans une société de production qui vit d’une équipe généreuse et pleine de belles idées, j’ai décidé de faire une pause dans mes études pour me consacrer aux projets personnels qui se concrétisent déjà à leurs petits rythmes. C’est un peu difficile à vivre, cette rentrée. Car tous mes contacts me racontent leur rentrée, leur nouvelle vie après les deux premières années post-Bac. Mais ce n’est pas insurmontable, car je suis là, voyant justement ces projets se concrétiser, mon avenir se construire.

C’est là où je me dis que le voyage continue encore aujourd’hui car par le temps qui m’est disponible désormais, je peux entretenir les relations qui se sont créées. Des portes se sont ouvertes, et je vais pouvoir capturer d’autres évènements aussi beaux que ceux de cet été au Royaume-Unis. Cette fois, en tant que réalisateur, monteur-truquiste et producteur. Un deuxième rêve, réalisé en un même temps.

Revenons à cette rentrée. Au moment d’écrire ces lignes, je m’écroule à petit feu. Par la fatigue accumulées ces derniers jours, sans doute. Seulement la fatigue ? Peut-être pas. Je l’ignore. Il me faudra un peu de temps pour prendre du recul de ce mois de septembre.

A la suite du voyage, j’ai pris quelques jours pour faire le point sur moi, mon futur et mes relations avec les autres. Surtout mes relations amicales et professionnelles. Certaines amitiés se sont révélées, certaines se sont refermées. Je reviendrais sans doute sur ce dernier point à la suite de ce premier chapitre. Restons dans le positif de cette “Pensée 1” !

Je n’ai jamais eu autant confiance envers deux personnes, deux amis que je qualifie “d’enfance”, avec qui je débutais une aventure totalement risquée, aussi dangereuse que prometteuse, selon certains dits. C’est peut-être ce projet que nous entreprenons qui me fatigue, car tout mon temps libre est dédié à celui-ci. Chaque minute, chaque nuit je pense à Berry's Pictures qui est le projet d’ouverture d’une boîte de production et un service annexe dont il est trop tôt pour l’évoquer. Ça fait du bien d’en parler car c’est la seule chose positive dans ma vie qui me tient encore véritablement debout. Un formidable outil de production collaboratif est quasiment achevé et il me reste quelques lignes à rédiger sur le nouveau site Internet du futur studio. Je suis si fier de moi, de tout le travail accompli. Je suis si heureux de ce que devient se projet, si heureux d’ajouter chaque jour un membre de plus dans l’équipe “collaborateurs”, c’est à dire des étudiants ou anciens étudiants qui sont prêt à parier avec nous sur ce projet. Si heureux des collaborations à venir, notamment par l’écriture en ce moment de deux courts-métrages bien différents et par les projets que nous propose l’association Magical Events. Heureux aussi des amitiés qui se lient ces derniers temps autour de ce projet, les nouvelles rencontres qui vont au delà du monde professionnel.

Bon, stop. Je vais commencer à dévoiler certaines choses qui sont censées rester secrètes. Il faudra être patient et suivre la publication officielle !

Pensée 2: et pourtant…

Malgré le sourire, pourquoi je ne me sens pas heureux au fond de moi ? Chaque journée commence avec le sourire, et se termine avec le moral au plus bas, mon cerveau préoccupé par mon avenir. Préoccupé par des questions comme: est-ce que tout cela est utile ? Est-ce que le combat va servir à quelque chose ? Non, il n’y a pas un seul combat. Si seulement le combat qui était de tout mettre en œuvre pour concrétiser des histoires par des films et des œuvres qui me permettraient de changer la vie des autres et surtout de gagner ma propre vie était… un unique combat… D’autres combats intérieurs me font sans doute le plus douter.

Ce qui me motive à écrire ces quelques lignes qui vont suivre, c’est pour éventuellement répondre à d’autres, qui doutent comme moi. Je pense notamment à deux amis en particulier, qui au moment de concrétiser des projets incroyables, sont au plus profond du gouffre de la solitude. La solitude. C’est le mot à vaincre au premier front du combat.

Je pense qu’il y a plusieurs formes de solitude. Et ces différentes formes de solitude influencent plus ou moins sur notre moral. Certaines peuvent conduire jusqu’à la dépression, mais ces formes de solitude ne sont pas forcément les seules causes. Je ne vais pas écrire sur “la dépression”, car si je venais à publier quelques lignes, je ne serais pas satisfait de mon propos que je jugerais à coup sûr comme “survolant” ce parasite de la vie.

Certains décident de s’isoler du reste du monde et se sentent seuls parce qu’ils se sentent juste heureux ainsi. J’ai eu l’occasion de discuter avec l’une des personnes qui aime se retrouver seule le week-end: cela lui offre du temps pour se consacrer à ses passions et à se reposer. Cependant, quand cette personne se retrouve trop longtemps seule, elle sait qu’elle peut compter sur des amis et vaincre facilement cette solitude.

D’autres se retrouvent seuls, par manque de choix. Cela ne les dérange pas de rester seuls, mais n’osent pas s’ouvrir vers le monde, par manque de confiance en soit ? Par manque de confiance envers le monde ? Pas forcément, mais sortir de la solitude est un petit peu plus difficile.

Pour reprendre les propos de cette amie que j’ai vaguement évoquée, les personnes qui peuvent aimer se retrouver seules — c’est à dire sans l’intervention d’amis (ou plus) dans leur vie, peuvent tout simplement y survivre par leur proximité avec la famille. C’est quelque chose que je trouve de très beau et malheureusement la famille n’est pas forcément présente pour tout le monde. Certaines familles sont là artificiellement, juste pour certaines occasions. De manière partielle, tout dépend des membres qui la composent. Nous ne pouvons pas tous avoir les mêmes relations avec notre oncle ou notre grand-mère. Ni même avec nos propres parents. Certaines familles sont extrêmement soudées, d’autres complètement déchirées. La famille a une place importante dans la raison de notre bonheur.

Des évènements peuvent survenir et ces personnes qui peuvent se sentir heureuses des moments de solitude peuvent à leur tour souffrir.

Il y a ceux qui souffrent de la solitude. Qui perdent tout: famille, amis, emploi, domicile parfois… Certains me diront qu’il est impossible de tout perdre d’un coup. Perdre quelque chose, une chose unique, cela peut faire mal. Cela dépend de ces fameuses choses et des personnes, me dira t-on. Mais perdre une chose, peut mener à d’autres pertes et tout peut s’enchaîner très vite. Je pense alors à deux histoires quelques peu similaires. Il est difficile de retranscrire l’histoire telle qu’elle est sans l’avoir vécue, ce qui est mon cas présentement. Perdre l’amour d’une personne en particulier, peut mener à tout perdre. Cela peut faire mal, et c’est l’un des moments où l’on a besoin des autres. La solitude intervient d’ailleurs à ce moment. Ces autres personnes porteront un regard, ou non. Certaines peuvent alors décevoir, s’en aller à leur tour. Si l’équilibre social rompt d’autres équilibres, cela peut faire mal. D’autant si cela touche des équilibres établis sur des années, des décennies. Je crois que cela peut mener à la solitude. Certains s’en sortiront mieux que d’autres, si l’échec précédent existant ou non. Comment rebondir dans ce cas ?

Il y a ceux qui vivent sous l’amour de leurs parents, de leurs amis plus ou moins proches, pourquoi pas d’une ou d’un petit(e) ami(e) et qui pourtant se sentent toujours seuls. Éloignés des autres, physiquement et/ou psychologiquement. Pourquoi se sentent-ils seuls ? S’ils sont entourés, pourquoi ne sortent-ils pas, pourquoi se sentent-ils mal aimés ? Pourquoi n’en parlent-ils pas ? Aucune réponse universelle n’existe parce que lorsque j’en cherche une unique, des tas et des tas de réponses possibles me viennent en tête.

Je suis heureux de ma famille, je l’aime, qu’elle soit du côté de mon père où de ma mère. Pourtant, je n’arrive pas à sortir d’une solitude que je ne saurais où caser.

Pourquoi je me sens seul, terriblement seul ? Je peux compter sur cinq amis formidables, certains plus éloignés que d’autres. Croix de bois, croix de fer. Une part du bonheur est là, grâce à eux et grâce aux projets qui animent mes journées. Mes journées sont remplies, et je suis constamment obligé de rester en contact avec une dizaine de personnes chaque jour, pour gérer mes différents projets. Je n’ai pas parlé de tout mes projets jusqu’alors, dont un dernier très important pour moi. Mais là n’est pas le sujet. J’ai la possibilité d’échanger avec un monde divers et varié, du Canada, de la grande Bretagne comme de la France. Ma famille est là, croyant coûte que coûte qu’un jour je réussirai à trouver ma place dans le monde pro’ et que j’arrivai un jour à toucher une personne par “mon art”.

Pourtant, je me sens plus seul que jamais. Certains me diront, et me disent, que je manque de confiance en moi. Depuis quelques semaines et par la réussite de quelques challenges, mon égo n’a jamais été aussi grand. Est-ce aussi une question d’égo d’ailleurs ? Pour moi, cette pause d’une année dans les études est un véritable challenge. Mes moments en boîte de production se comptent sur quelques mois, mon nombre de tournage sur le bout des doigts — bon ça dépasse un peu. Depuis des discutions auprès de professeurs d’IUT qui partagent leur vision pointues et intéressantes du monde informatique et audiovisuel — bien qu’un poil différent du miens mais c’est normal — plus que jamais je crois en mes projets. Je crois aussi en mes amis cités. Et je crois en mes projets, notamment grâce aux premiers retours de professionnels qui nous rassurent en trouvant les choses prometteuses. Cela me donne une confiance que je n’avais jamais eu auparavant. Alors non, je ne crois pas au problème d’avoir confiance en moi ou pas. Si seulement ?

La confiance en moi est elle d’un autre degré ? Au risque de paraître ridicule, il m’est impossible de voir sous quel angle je peux manquer de confiance.

 

Pensée 3: le rêve.

J’ai peur. Certains amis ont vécu leur début de vie entourée d’un être cher, semblable, présent à chaque instant. Je pense à certains amis, qui se sont construits autour de quelqu’un. Quand est venu le moment où tout à malheureusement pris fin, ces personnes là se sont senties seules (écho à la précédente partie) et elles ont dû se reconstruire. Et elles ont dû se trouver un équilibre, seul, sans se reconstruire autour de quelqu’un. La difficulté de parvenir à cela doit être si forte…

Je crois que j’ai eu un luxe que je voyais comme une pénalité jusque là. Je n’ai jamais eu l’occasion de me construire autour de quelqu’un. Je me suis construit seul, autour de projets (certains morts aujourd’hui), pouvant compter sur d’autres mais avec recul avec des relations de manière professionnelles, disons cela. Ma vision de la vie est venue en lisant, en parcourant les visions des autres, en traitant ces fameuses visions et en sélectionnant celles que je voyais comme logique par rapport à plusieurs périmètres. Mais aujourd’hui en voyant ma vision du monde, de ma place et de là où je me visionne dans le futur, il n’y a que moi. Mes amis aussi, ma famille, bien entendu.

Si je m’imagine dans l’avenir, je me vois me lever sous un rayon de soleil éclatant, les volets légèrement entre-ouverts. La télévision accrochée au mur s’ouvrant sur la saison 20 de Bojack Horseman, en plein été. J’ouvre mon téléphone et je vois les 40ènes de notifications venues des équipes techniques qui ont des questions à me poser pour un tournage important qui doit commencer trois mois après. Je vois aussi sur ce téléphone mes amis d’enfance et collaborateurs qui me proposent des idées de décorations pour les nouveaux locaux à Chicago. Voyons loin, très loin. Je me connecte sur ma tablette pour lire les pépites du monde et voir où en sont les projets de films indépendants soutenus par l’équipe créative…

Mais voilà. Ma vie s’arrêtera là. Sans douceur, sans moment. Je serais heureux de vivre un tel moment, tout les rêves seraient réalités et je ne pourrais rêver mieux que tout ça.

Pourquoi. Pourquoi vois-je noir de ce futur ? Pourquoi, en me voyant dans le miroir, en scrutant mon cœur du futur, je ressent de la douleur et pourquoi j’ai le sentiment d’être à ce moment là plus seul que jamais ?

 

Pensée 4: stabilité et long terme.

J’essaie d’en venir à cette “Pensée 4”, mais je ne sais pas comment l’introduire tout en faisant suite logique aux trois autres pensées. Alors introduisons le terme “d’ami éphémère”.

L’application Snapchat referme un système de publications éphémères. C’est un bel exemple démonstratif de notre manière de fonctionner aujourd’hui: on vie un moment, on le capture dans un appareil, on passe à autre chose. On construit un produit, on cherche à l’améliorer, on le commercialise, on passe à autre chose. On fait des allers et venues de gauches à droites sur notre téléphone, on clique sur le cœur, une soirée et on passe à autre chose.

On lie une relation forte, en un très peu de temps et quand vient le moment de partager ce que l’on ressent au fond de nous, on en parle. Soit débute une relation (amicale comme amoureuse), soit tout s’arrête sans raison. On passe à autre chose.

Tout est éphémère, rien n’est stable. Rien n’est au long terme. Quelques fois se trouvent des perles qui s’illuminent et montrent un chemin que l’on n’attendait pas. Quand on se force à croire en l’existence de ces perles, cela peut permettre de faire vivre les rêves. De faire vivre l’espoir, de faire vivre le bonheur.

Cependant, les “amis éphémères” se retrouvent de plus en plus dans la nature, parmi ces fameuses perles. Certaines perles, rayonnent tellement fort, avec tellement d’intensité que malheureusement elles s’éteignent… Elles se posent des questions et deviennent par la force des choses… des “amies éphémères”.

Nous avons trop peur de faire du mal aux autres, aujourd’hui. Nous avons trop peur de subir du mal des autres. Alors nous nous protégeons au moment de parler du cœur et on ne vit plus tel que nous sommes. Nous nous mettons dans un cocon, on éteint la perle qui se trouve en nous. Quand nous osons transformer la petite lumière en quelque chose de concret, en un pas, le cocon grossi encore plus vite et éclate. Fermant des moments si intenses et riches, annulant tout. Parfois, c’est la meilleure chose qui puisse arriver. Si c’est complètement ridicule d’être ami avec une personne pour qui vous ne représentez rien… ça ne fonctionne pas: point final, c’est ainsi. Mais, ce cocon fait encore plus de mal, que de protéger, quand tout était fait pour nous réunir. Ça fait encore plus mal.

Quand ce cocon explose, il y a des choses qui sortent de cette explosion. En général, on nous dira que l’on es trop parfait et qu’on mérite mieux. Qu’on trouvera le bonheur. Qu’on le mérite ce bonheur et qu’il faut juste être patient. Que ça viendra quant on ne s’y attendra pas.

Cela forme très rapidement une boucle, qui comme toute boucle, se répète alors. Comme toutes boucles, il est difficile d’en sortir, surtout s’il n’y a pas une porte de sortie. Cette boucle éloigne d’un cran en plus l’accès au bonheur que l’on mérite, et. Disons que ce bonheur là, toutes ces paroles, c’est du…

 

Au passage, je vous invite à regarder cette websérie.

 

Ont avance dans notre chemin, en quête du rêve (“Pensée 3"), ont se sent seul suivant l’un des cas (“Pensée 2”) et les évènements ne suffisent pas pour nous faire sortir de la solitude (“Pensée 1”).

Les “amis éphémères” restent avant tout des amis. Des personnes que l’on oublie pas, qui ont plus ou moins eu une place particulière dans notre cœur, qui ne sont malheureusement plus là, comme nous-même nous ne sommes plus là pour eux. Ce qui fait mal, c’est qu’elles soient éphémères. Qu’elles soient perdues dans les souvenirs, revenant à la surface lors des pensées nostalgiques. Ça fait mal, elles nous manquent. Ça fait mal, car d’autres moments n’arriveront plus.

On peut se donner les moyens pour retrouver ces amis éphémères, mais parfois, quand nous sommes déjà dans une autre boucle, c’est bel et bien fini. Il est impossible de redonner vie à une personne. Il est impossible de redonner vie à certaines amitiés.

Et quand une amitié se ressoude, reprend vie, plus rien n’est comme avant.

 

Somewhere
Back in time.

🎵

Si ma solitude venait de là… de vivre dans une boucle qui rend chaque chose éphémère. Parce que je ne peux me projeter avec aucune personne en particulier dans cet avenir. Parce que jusqu’alors, je ne peux compter que sur moi-même, quand ce n’est pas de l’ordre du monde professionnel. Parce que moi seul, je ne suis plus rien. Nous tous, seuls, nous ne sommes plus rien.

J’ai de la chance, de m’être construit seul. Encore une fois. Et j’ai aussi de la chance d’avoir quelques perles autour de moi, parfois ignorées dans la masse éphémère.

J’aimerais conclure cet article avec des notes positives.

Je pense à trois personnes en particulier, qui se retrouvent de nouveau dans cette boucle après quelques moments d’envol dans les nuages qui forment le bonheur. Je vous souhaite de réussir à vous construire, seules comme vous le souhaitez. J’espère que vous n’abandonnerez pas les perles qui se trouvent encore autour de vous. Et que vous ne laisserez pas s’échapper les perles qui peuvent se trouver sur votre chemin. Même que cela n’est pas le moment venu.

Osons peut-être parler avec le cœur, arrêtons sans doute d’agir en pensant éviter le mal. En se forçant des relations que l’on ne veut pas. Amicales, amoureuses, pour nous et pour les autres. On dévoile tous notre vie privée, chaque détail, à Google, à Facebook, à Twitter et autres compagnies… peut-être ôtons nous plutôt les barrières face aux autres, quand le moment est venu de parler.

Je crois qu’il est bon d’être nostalgique.

J’aime profiter des instants, les capturer derrière ma caméra. Et me plonger dans la nostalgie. Repenser à ces moments, pour puiser de l’inspiration et vivre avec plus de bonheur les autres. Au prix de la solitude. Pour aussi continuer de faire vivre les souvenirs et les moments. Qu’ils ne soient plus éphémères.

La nostalgie se brise quand de nouvelles portes s’ouvrent. Ces portes là ce sont les voyages, les projets, les sorties en cinémas… Les câlins qui apaisent, les croix de bois, croix de fer.

J’aimerais juste que ces portes soient aussi croix de bois, croix de fer.

Peut-être qu’il faudrait que j’apprenne à vivre dans l’éphémère. Peut-être que c’est ce qui me permettrait de combattre la solitude. Je cherche bien à ne plus m’attacher à personne, et à ne plus compter sur les autres. Mais voilà: écrire un article, être là pour les autres, accepter les choses, c’est bien une chose. Mais agir en fructifiant le cœur c’est une autre.

De toute manière, c’est vrai que la réponse est là: il faut être bien dans sa peau avant d’essayer de se présenter au monde. Cela veut dire que le monde est hypocrite ? Bullshit.


Merci d’avoir lu cet article, n’hésitez-pas à agir et à me partager vos pensées d’automnes. ❤

Merci à Alexandru Melinte pour la relecture et la correction ❤