Illustration WarnerMedia: Le cinéma américain changé à tout jamais

En faisant ça, Warner impose un nouveau modèle, ce que les autres n'osaient pas. Lui sera le grand gagnant, propulsant sa plateforme en manque de contenu inédit (hors The Director's Cut of Justice League) et écrasant litterallement son concurrent Disney+. Le studio s'impose comme un maître, autant producteur que diffuseur. Les films lui appartiennent sans ne devoir rien à personne (et surtout pas aux distributeurs et aux salles de cinéma qui ont par contre droit à quelques miettes).

En tant que spectateurs, Warner propose à chacun de consommer les films comme il le souhaite. Impatient ou non, aimant ou non le cinéma dans toute sa profondeur. On a un choix premium au contraire des séries. Choix du canapé ou du fauteuil rouge. Au fauteuil rouge de s'adapter.

Cette bombe va toucher le monde entier, même si cette sortie simultanée beta testé à plusieurs reprises (Mulan, Soul...) ne concerne que les USA. Alors que le piratage était de plus en plus maîtrisé par des offres légales plus terre à terre, le réflex va revenir pour celles et ceux qui n'auront pas ce choix premium. Dans les pays comme dans la France, où la chronologie des médias ne pourra répliquer.

N'avons-nous pas le choix que de se plier à cette nouvelle frappe ? Avec les conséquences qui vont avec ?

Le 7ème art est dans une impasse terrifiante, qui va sans doute l'occuper pendant cette prochaine décennie...

 

Des tweets pour aller plus loin dans ce sujet:

https://twitter.com/CapPopcorn/status/1334569648860368899

https://twitter.com/MatthieuGB/status/1334574576370585604

https://twitter.com/YGKere/status/1334575250550480897