Hommage à mon ami écossais

Il est toujours trop tard pour se dire ce que l'on a sur le cœur. Nous n'avons pas eu le temps de nous dire au revoir avant que tu prennes le train. Alors j'espère que là où tu es aujourd'hui, tu pourras lire cette lettre que je t'adresse, mon ami écossais, mon doctor à l'écharpe jaune que tu as toujours brandi avec fierté et passion.

Illustration Hommage à mon ami écossais

Je ne pensais pas que tu partirais dès maintenant rejoindre les longs horizons des terres écossaises. Je t'imagine déjà au bord des rivières et des lacs. Avec ce bruit de l'eau si irrégulier, qui nous donnait l'envie à tous les deux de se poser contre les barrières. Et attendre, que le temps passe, que le vent nous apporte toute la richesse de ce monde et tous ces mots qui font tant de bien.

Te voilà en route vers une nouvelle aventure. J'ai hâte de te retrouver et que tu me raconte tout. J'espère que tu retrouveras tout ce que tu recherchais tant à retrouver après notre premier voyage aux Highlands et dans le fameux Jacobit Express.

Cela me rappel des souvenirs, dont là où nous nous sommes rencontrés. Nous étions tous les deux à partager notre passion pour deux œuvres: Harry Potter et Doctor Who. Alors nous retrouver là-bas et nous arrêter dans le temps n'avait rien de hasardeux. On s'y retrouvait comme être chez nous. Tu t'y retrouvais comme si tu étais chez toi. Comme si ton futur chez toi. On avait des différences qui nous rapprochaient: tu aimais le jaune et moi le bleu. Ton doctor préféré était Capaldi mais moi Matt Smith. On aimait tous les deux terriblement le personnage de Amy Pond. Nous en avons passé des heures à analyser le personnages et à découvrir de nouvelles choses d'elle. Tu m'as tant apporté, en l'espace de cette si grande semaine.

On a continué à vivre des moments comme ça, n'es-tu pas d'accord avec moi ? Pas forcément en Ecosse ni en Angleterre, mais en France. Tu m'as ouvert les portes d'une partie de la communauté francophone des Whoviens, à la Comic Con de Paris il y a de cela moins d'un an, tu m'as permi de rencontrer des amis qui ont permis d'avoir une toute autre vision de la série. Nous avons réalisé ensemble notre rêve, celui de rencontrer Karen Gillan. Je me souviens de toutes nos discussions autour de Amy et le jour de l'annonce de sa venue. Nous étions dans tous nos états et heureux d'enfin pouvoir lui dire à quel point sa performance nous avait bouleversé. Si un jour tu l'a croise là-bas, comme nous nous l'étions dis, alors passe lui le bonjour de ma part. Même si elle ne te reconnaîtra pas et qu'elle oubliera dans la seconde qui suivra !

Et puis, notre amitié est allé au-delà de la fiction. Tu m'as toujours soutenu dans mes projets, de Wizard's Alley jusqu'à Berry's Pictures. Tu as toujours été le premier à répondre présent aux ciné-verres. Nous en avons passé du temps aussi à profiter du Bal des Sorciers. Moi comme caméraman, comme toujours, et toi comme participant toujours aussi dynamique, actifs, aux questions pertinentes et t'émoignant de ta passion pour la vie et la découverte.

Je t'imagine dans le train où tu te retrouve actuellement. J'espère que tu n'es pas seul. J'espère que tu as gardé avec toi le carnet qui regroupait tous ces mots que l'on a pu t'écrire. Même si nous ne sommes pas dans le même wagon, imagine toi il y a quelques temps de cela. Nous quatre (ou cinq) debout à tenir les barres du métro. Il y avait un peu de monde autour de nous. J'étais face à la porte qui donnait accès au quai et toi dos à cette fameuse porte. A gauche de moi Maxou, près de nous Marine et Arnaud. Je nous vois tous souriant comme jamais. Le plus gros fou rire de ma vie. C'est de cet instant d'où nous nous tenons notre phrase fétiche à tous les deux: tête de homard.

J'espère qu'en fermant les yeux, tu repense à ces instants. J'espère qu'en fermant les yeux, attendant le terminus Scotland, tous ces souvenirs t'accompagnent.

Tu me manqueras. Mais je garde de toi tout ce qui témoigne de notre amitié. Aujourd'hui, tant d'objets deviennent des symboles. Des photos avec Karen qui immortalisent notre rêve, jusqu'à la première page du carnet de voyage qui ont été écrites par toi. Avec tes ratures qui ont plus que jamais un charme infinie.

Sans doute est-tu déjà arrivé là-bas. Sans que je ne puisse avoir le temps de te dire aurevoir. Parfois, j'ouvrirais mon coffre des souvenirs et ressortirait cette clé USB où restent les plus belles vidéos que j'avais pu prendre de toi. De ton discours coup de cœur, jusqu'à la fois où tu avais repris je ne sais plus quelle chanson. Ta passion pour Franz Ferdinand aussi.

Aujourd'hui je me dis que tu es dans ce train. Demain je réaliserais que tu n'es plus là. Et je relirais ces mots, alors que mon cerveau est encore dans le déni total. Et je relirais, pour ne rien oublier. Je penserais à toi lorsque Kamelott livre 1 sortira, je penserais à toi au prochain Bal et lorsque je rencontrerais Matt Smith, un jour.  Et je vivrais, pour toi et pour toutes les autres personnes qui dans ma vie n'ont pas eu la chance d'avoir une journée de plus comme moi. Répond-moi quand tu veux à cette lettre. Elle est là pour toi.